Compte Rendu Partie 1.1 New York
15 Janvier 1925
Les cinq investigateurs se sont regroupés dans le petit salon de l’hôtel Chelsea pour échapper à la neige et au froid qui règnent à l’extérieur : Elliot Jones l’archéologue, Jane Harker l’ethnologue, Meredith Maxwell, docteur en médecine, Jeff Polanski, le détective privé et John Schwartzkopf, le dilettante et ancien pilote de chasse.
Tous sont surpris de se retrouver après tant d’années car à de rares exceptions, ils s’étaient perdus de vue après leur rencontre mémorable en Novembre 1919.
Il est presque vingt heures et tous sont venus à la demande de leur ami Jackson Elias. En effet un télégramme mystérieux envoyé par Elias leur a demandé de venir le rencontrer ce soir même. Mais Elias est en retard.
17 Novembre 1919
Mr & Mrs Bancroft organisent régulièrement des soirées de divination à sensation
La soirée commence par une petite réception, se poursuit avec la séance de divination de Madame Ursula et se termine par l’ouverture d’un cercueil du 17ème siècle qui aurait contenu les restes d’une sorcière d’Arkham.
Les futurs investigateurs ne se connaissent pas encore et découvrent petit à petit les invités de la soirée : mis à part les Bancroft qui passent de groupe en groupe pour divertir l’assemblée, une personne arbore un sourire malicieux et moqueur et semble impatient que la séance commence. Elliot Jones lie conversation avec lui et comprend qu’il est là pour un de ses livres sur la sorcellerie et a hâte de voir le cercueil. IL pense par contre que Madame Ursulina est un escroc et compte bien participer à la séanceSur ces entremises, madame Bancroft présente la devineresse et convie tous ses invités dans le salon pour le début de la séance pour laquelle elle demande cinq volontaires, la sixième place étant réservée à un invité de marque qui ne tardera pas
Au moment où tout le monde prend place soit autour de la table, comme certains investigateurs et Jackson Elias, la porte ‘ouvre et une très belle jeune femme blonde habillée avec une robe de soirée et un manteau de fourrure fait son apparition. Monsieur Bancroft s’incline humblement en lui proposant une place à la table : elle s’assit en ne disant mot. Les présentations sont inutiles car tout new yorkais a reconnu Erica Carlyle, sa photo ayant illustré la première des journaux cette année avec tous les articles parus suite à la tragédie concernant son frère. Madame Bancroft explique en sourdine qu’elle vient pour tenter d’en savoir plus à son propos et que Madame Ursulina va certainement tout découvrir.
Une fois les lumières éteintes et remplacées par des chandeliers, le silence se fait et la séance commence. Madame Ursulina semble agitée et s’exprime en modifiant sa voix : elle prétend être habitée par l’esprit de personnages illustres : Abraham Lincoln, Marie Antoinette ou même Jules César. Il est évident qu’elle n’est pas bonne comédienne et certains des participants commencent à s’en amuser. Elias manque même de rire ouvertement de la situation quand Madame Ursulina se dresse et pousse un hurlement avant de retomber sur son fauteuil, le menton touchant sa poitrine.
Tout le monde est étonnée mais elle redresse la tête, cligne des yeux et dévisage les invités : elle tousse, renifle et commence à s’exprimer avec une voix croassante et désagréable : « Ah mais qui sont ces emplumés, hum ? Ils sont tous habillés comme des croque morts ! Celle là elle sent la rose c’est à vomir ha haha ? Ah mais on dirait que çà a marché ! Oui j’ai réussi ! Ha ha ha ! Gloire à Yog Sototh !! Oh mais toi là bas, oui toi ! Tu es venue chercher des réponses n’est pas Erica ? Hé bien je vais t’en donner des réponses ma belle ! Il est en vie ! Oui il est en vie ton Fère ! Ou en tous cas ce qu’il en reste ! Alors Hâte toi d’aller le chercher ! Hâte toi sinon ! »
A cet instant Madame Ursulina retombe sur son siège apparemment évanouie. Et les lumières des chandeliers sont toutes soufflées par un souffle glacial probablement du à une fenêtre restée ouverte. C’est au moment où l’électricité est rétablie qu’Erica Carlyle quitte précipitamment la pièce et la résidence, visiblement troublée. Monsieur Bancroft la raccompagne à sa Rolls pendant que Madame Bancroft tente d’apaiser les esprits et s’occupe de la voyante. Cette dernière n’a aucun souvenir de la séance mais est victime d’une forte migraine. Le Dr Maxwell prend la patiente en charge et on l’allonge sur un canapé. L’assistance reste stupéfaite de la tournure prise par la soirée.
15 Janvier 1925
Jane Harker demande au réceptionniste d’appeler la chambre d’Elias : celui-ci s’exécute avec plaisir mais personne ne répond : il pense que ce monsieur doit dormir car sa clé n’étant pas au tableau, il n’est apparemment pas sorti.
Jeff Polanski décide de lier conversation avec le réceptionniste en louant une chambre et repère le numéro de la chambre d’Elias en observant le réceptionniste tenter à nouveau d’appeler leur ami.
Sans réponse à nouveau Jeff décide de prétexter d’aller visiter puis accompagné des autres investigateurs, il demande au lobby boy de l’ascenseur de les mener à 4ème étage. : tout y semble calme et le tapis qui recouvre le sol du couloir étouffe le bruit de leurs pas.
Arrivés devant la porte, Meredith frappe à la porte mais n’obtient aucune réponse. Elliot tente d’ouvrir la porte mais elle est verrouillée. Jane regarde par le trou de la serrure et s’aperçoit que la clé est manquante et que l’obscurité règne dans la pièce derrière.
Jeff saisit alors son petit matériel de crochetage et entreprend d’ouvrir la porte. Il s’agenouille et crochète facilement la serrure. A cet instant la porte s’ouvre violemment et un homme noir de haute stature se dresse devant lui: il lui assène un coup avec une sorte de hachette sur le côté de la tête mais ce geste ne parvient pas à entamer la détermination du détective qui assène en retour un uppercut magistrale qui atteint le menton du colosse. Celui-ci est KO avant d’avoir touché le sol.
En pénétrant dans l’appartement, Jeff et John se rendent compte que des bruits proviennent d’une autre pièce de l’appartement. Tout en avançant malgré le grand désordre régnant dans la pièce, ils découvrent trois hommes fouillant la chambre à coucher : ils les interpellent et e plus proche se rue sur eux toujours armée d’une sorte de hachette pendant que les deux autres se faufilent par la fenêtre ouverte. Jane Harker voyant le combat qui se profile décide d’aller aider ses camarades.
S’en suit une scène d’une grand confusion et d’une grande violence : on s’empoigne, on se frappe, on tire des coups de feu : l’homme finit par s’écrouler atteint de deux balles de pistolet ; John se rue à la fenêtre pour constater que les deux fuyards ont emprunté l’échelle de secours et que leur voiture commence à s’éloigner doucement sur le sol enneigé de la cour. Il juge qu’ils sont déjà trop loin pour pouvoir espérer les poursuivre mais il parvient néanmoins à noter le type de voiture et son numéro d’immatriculation.
Pendant la bagarre, le Dr Maxwell a tenté d’administrer une dose de somnifère au premier belligérant mais le stress lui a fait commettre une erreur fatale pour son patient temporaire. Deux morts sont donc à déplorer du côté des visiteurs
Le calme revenu dans la pièce, ils remarquant tous enfin la masse sanguinolente cachée par les draps du lit. Les plus accoutumés à la vue des cadavres inspectent le corps et tous sont extrêmement choqués de découvrir la dépouille de leur ami, Jackson Elias. Marqués mais conscient de ce qu’ils viennent de découvrir, ils décident de prévenir le réceptionniste de prévenir la police et de tenter de trouver parmi tout ce désordre la raison de la mort d’Elias.
Après plusieurs minutes de fouilles fructueuses, le lieutenant Poole arrive suivi de ses hommes. L’entretien est cordial malgré la présence de trois cadavres dans la chambre mais Jeff Polanski étant un ancien de la maison, le ton devient rapidement cordial, surtout que Poole est plus préoccupé par ce nouveau meurtre dans des conditions similaires. Rendez-vous est pris pour le lendemain et les armes et pièces d’identités sont confisquées
Tout le monde espère que la journée du 16 va être moins mouvementée….








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